Séance 1 — corrections (hors-ligne)
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Cherche au brouillon d’abord. N’hésite pas à résoudre les exercices avec tes voisin.e.s. Ouvre les indices dans l’ordre (référence → question → étape → solution). La solution est le dernier recours.
Socle — exercices routiniers
Retourne à la théorie du cours : Égalité et symboles : lire avant de calculer.
Question à te poser.
Pour chaque lettre : cherche-t-on sa valeur (inconnue) ? Décrit-elle tous les cas ou l’entrée d’une fonction (variable) ? Fixe-t-elle un objet particulier tandis qu’une autre lettre varie (paramètre) ?
- Inconnue: on cherche la (ou les) valeur(s) de qui satisfont l’équation, ici .
- Variable: la lettre représente la variable indépendante de la fonction et parcourt .
- Paramètre: dans l’expression, représente un nombre fixé, en l’occurence la pente de la droite d’équation .
Dans , confondre (variable) et (paramètre).
Retourne à la théorie du cours : Qu’est-ce qu’une affirmation mathématique ?
Question à te poser.
Pour chaque énoncé : puis-je dire, tel quel, s’il est vrai ou faux ? Si oui → proposition (même s’il est faux). Si « ça dépend de la valeur d’une lettre » → prédicat. Si ce n’est ni une proposition ni un prédicat → ni l’un ni l’autre.
- Proposition (fausse).
- Prédicat (dépend de ).
- Ni l’un ni l’autre (une consigne : on ne peut pas la dire vraie ou fausse).
Croire qu’un énoncé faux n’est « pas une proposition ».
Retourne à la théorie du cours : Ensembles : regrouper des objets, Formaliser l’inclusion, Ensembles de nombres et Opérations sur les ensembles.
Question à te poser.
Chaque phrase parle-t-elle de l’appartenance d’un élément à un ensemble () ou d’une inclusion entre ensembles () ? À quelle opération correspond « mais pas… » ? Et « il n’existe pas de… négatif », est-ce un déguisé ?
a–2, b–4, c–1, d–3. ( ; « entier mais pas naturel » = ; « tout nombre naturel est entier » = ; « aucun naturel n’est » = .)
Confondre (un élément : ) et (deux ensembles : ) ; oublier que « mais pas naturel » retire ().
Retourne à la théorie du cours : Intervalles réels et Ensembles : regrouper des objets.
Question à te poser.
La borne de l’intervalle est-elle dans l’intervalle (crochet fermé) ou non (ouvert) ? Le nombre est-il strictement entre les bornes, ou égal à une borne — et cette borne est-elle incluse dans l’intervalle ?
Vrai — inclus (fermé à gauche).
Faux — exclu (ouvert à droite).
Vrai — .
Vrai — inclus (fermé à droite).
Faux — exclu (ouvert).
L’intervalle des réels tels que s’écrit: .
Confondre crochet fermé (inclus) et ouvert (exclu) ; croire qu’une borne infinie peut être « incluse ».
Retourne à la théorie du cours : Outil : table de vérité.
Question à te poser.
Il y a cinq lignes et huit colonnes dans le tableau. Pour , repère d’abord l’unique ligne qui la rend fausse ; toutes les autres doivent être vraies.
| V | V | F | V | V | V | F | F |
| V | F | F | F | V | F | V | V |
| F | V | V | F | V | V | V | V |
| F | F | V | F | F | V | V | V |
Les deux dernières colonnes coïncident ligne à ligne : la loi de De Morgan est vérifiée. ✓
Croire que est fausse quand est fausse. Une implication à prémisse fausse est automatiquement vraie.
Retourne à la théorie du cours : Comprendre l’implication et Réciproque, contraposée, équivalence.
Question à te poser.
Comment construit-on la réciproque d’une implication? Comment construit-on la contraposée d’une implication?
Pour tester la validité des implication: que faut-il chercher pour que l’implication doit fausse?
Étape.
Pose : « multiple de » et : « pair ». Pour construire la réciproque de on échange et . Pour construire la contraposée de , on nie et puis on les échange.
Validité de la réciproque: prendre .
Implication : vraie.
Réciproque « si pair alors multiple de » : fausse avec , on a bien un pair qui n’est pas un multiple de .
Contraposée « si impair alors non multiple de » : vraie car elle est équivalente à .
Confondre réciproque et contraposée, et croire que la contraposée pourrait avoir une valeur de vérité différente de l’implication.
Retourne à la théorie du cours : Formaliser l’inclusion, Nier une proposition quantifiée.
Question à te poser.
Pour nier : échanger et , puis nier le prédicat. Négation de « » : « » ; de « » : « » ; de « » : « ». Pour (d) : que deviennent , puis , puis ?
. est vraie. Sa négation : est fausse.
est vraie (on peut le vérifier en considérant ). Sa négation : est fausse.
est fausse (on peut contredire la proposition en considérant ). Sa négation : est vraie ().
: « il existe un variant qu’aucun test ne détecte ».
Nier en gardant le même quantificateur ; ou, en imbriqué (d), n’échanger qu’un seul quantificateur au lieu des deux (le second aussi doit basculer ).
Retourne à la théorie du cours : Exemples, preuves, contre-exemples.
Question à te poser.
L’argument traite-t-il un cas (exemple / contre-exemple) ou tous les cas (preuve) ? Ce cas confirme-t-il ou contredit-il l’affirmation ? S’il contredit, alors il s’agit d’un contre-exemple.
- Exemple — ne permet pas de conclure sur la validité de l’affirmation (un cas favorable ne prouve pas un « tout »).
- Contre-exemple de A : on peut donc en déduire que l’affirmation est fausse.
- Exemple — ne conclut rien (ne couvre pas tous les cas).
- Preuve — établit B (l’argument vaut pour tous les entiers pairs).
Croire qu’un exemple (a, c) prouve une affirmation générale ; ne pas voir qu’un seul contre-exemple suffit à réfuter.
Transfert — problèmes
Retourne à la théorie du cours : Comprendre l’implication, Réciproque, contraposée, équivalence.
Question à te poser.
Peux-tu enchaîner (R1) puis (R2) : que donne suivi de ? Pour (c), en partant que peut-on dire en considérant la contraposée de (R2)? Puis en enchaînant avec la contraposée de (R1)?
Étape.
et . Et la contraposée de est .
Non. En effet: et . Donc : un organisme photosynthétique n’est pas un prédateur.
Contraposée de (R2) : (« si prédateur, alors non autotrophe »).
Puisque , un prédateur n’est pas autotrophe ; la contraposée de (R1) (), nous dit “si je ne suis pas autotrophe, alors je ne suis pas photosynthétique” : un prédateur ne peut donc pas être photosynthétique. Donc : un prédateur n’est ni autotrophe ni photosynthétique.
Inverser une implication (croire que « autotrophe photosynthétique »), ou se tromper dans la contraposée en oubliant de nier les deux constituants de l’implication.
Retourne à la théorie du cours : Ensembles : regrouper des objets et Opérations sur les ensembles.
Question à te poser.
« sans toux » = quelle opération ? « au moins un » = union ou intersection ? « ni… ni… » = complément de quoi ?
- .
- .
- « Aucun patient n’a à la fois de la fièvre et de la toux ».
Confondre (« au moins un ») et (« les deux ») ; et écrire « ni ni » comme au lieu de .
Retourne à la théorie du cours : Quantificateurs, Nier une proposition quantifiée.
Question à te poser.
Pour (c) :
dans les deux écritures, dans quel ordre apparaissent et ?
dans les traductions en français, pour quel énoncé l’antibiotique dépend de la bactérie ?
Pour (d) : lequel des deux énoncés demande le plus d’efficacité à un antibiotique?
Pour (e) : que deviennent , puis , puis , quand on nie ?
« Pour toute bactérie, il existe un antibiotique efficace contre elle » (l’antibiotique peut dépendre de la bactérie).
« Il existe un antibiotique efficace contre toutes les bactéries » (un antibiotique universel).
Les deux énoncés utilisent les mêmes quantificateurs mais dans un ordre différent: dans on commence par un quantificateur universel sur puis un quantificateur existentiel sur , tandis que pour l’autre énoncé, on commence par le quantificateur existentiel sur puis le quantificateur universel sur .
Dans la traduction en français: demande à ce que chaque bactérie dispose d’un antibiotique tandis que l’autre formule demande un seul et même antibiotique pour toutes les bactéries.
L’énoncé est le plus exigeant concernant les antibiotiques: il demande à ce qu’un seul antibiotique convienne pour toutes les bactéries. À l’inverse, autorise à priori des antibiotiques différents pour selon les bactéries.
: « il existe une bactérie contre laquelle aucun antibiotique n’est efficace ».
Ne pas changer les quantificateurs en niant; croire que est la même chose que .
Exercices supplémentaires
Ces exercices restent dans les objectifs de la séance (donc examinables) : à faire une fois le socle et le transfert bouclés, en séance ou à la maison.
Retourne à la théorie du cours : Comment combiner des propositions ? Connecteurs logiques.
Question à te poser.
Quel connecteur porte la phrase (et / ou / si…alors / non) ? Attention au sens de l’implication : qui implique qui ?
- .
- (c’est le test qui implique la maladie).
- « Le patient n’est ni malade ni positif », soit .
- .
Traduire « mais » autrement que par ; inverser le sens de l’implication en (b).
Retourne à la théorie du cours : Ensembles : regrouper des objets, Ensembles de nombres et Opérations sur les ensembles.
Question à te poser.
Pour (c) : est-il un élément de , ou un sous-ensemble de ? Pour (d) : qui est entier non naturel ? qui est rationnel non entier ? qui est irrationnel ?
- ; ; ; .
- .
- est vraie. En effet, l’élément est dans l’ensemble .
- est fausse. En effet, désigne un ensemble dont l’unique élément est . Cet ensemble n’est pas un élément de l’ensemble .
- est vraie. En effet, signifie . Cette phrase est vraie car le seul élément de l’ensemble est l’élément , qui est bien un élément de l’ensemble .
- est vraie. En effet, signifie . Cette phrase est vraie car il n’y a aucun élément dans : la prémisse de l’implication étant fausse, l’implication est vraie.
- est vraie. En effet, l’élément est un élément commun aux ensemble et : est donc dans l’intersection .
- ; ; .
Confondre et : écrire (faux) au lieu de (vrai).
Retourne à la théorie du cours : Comprendre l’implication.
Question à te poser.
Repère l’unique ligne où « ? » vaut F. Sur cette ligne, quelle proposition atomique est vraie (la prémisse) et laquelle est fausse (la conclusion) ?
« ? » vaut F seulement à la ligne . Une implication est fausse quand sa prémisse est vraie et sa conclusion fausse : ici la prémisse est (V), la conclusion (F). Donc « ? » — réponse (B).
Choisir (la réciproque) : la direction est inversée. Vérifie toujours sur quelle ligne l’implication doit être fausse.
« mais » se traduit comme « et » () ; attention au sens de (qui implique qui ?). Pour (c), appliquer De Morgan : .
- .
- .
- « L’animal n’est pas un mammifère ou il n’allaite pas » .
- — qui est justement une écriture de .
Dans ton tableau, il y a 5 lignes. La proposition n’est fausse que lorsque et sont fausses, donc n’est vraie que sur cette ligne.
| V | V | V | F | F |
| V | F | V | F | F |
| F | V | V | F | F |
| F | F | F | V | V |
Les deux dernières colonnes coïncident : . Autrement dit : nier « ou », c’est n’avoir « ni l’un ni l’autre ».
Réciproque = on échange ; contraposée = on nie chaque proposition puis on les échange. Pour tester la réciproque, cherche un multiple de qui n’est pas multiple de .
Implication : vraie (tout multiple de est multiple de ).
Réciproque : « si multiple de alors multiple de » : fausse ().
Contraposée : « si n’est pas multiple de alors n’est pas multiple de » : vraie car équivalente à .
Distingue élément () et sous-ensemble (). Piège : est toujours vrai — mais demande que soit listé parmi les éléments de .
- ; ; ; .
- est vraie ;
- est fausse ( est un sous-ensemble, pas un élément) ;
- est vraie ;
- est fausse ( ne contient pas comme élément) ; - est vraie.
Nier : échanger et , puis nier l’intérieur. Négation de « » : « » ; de « » : « » ; de « » : « ». Un seul contre-exemple réfute un .
- Vraie. Négation : — fausse.
- Vraie (). Négation : — fausse.
- Fausse ( donne , et aussi). Négation : — vraie ( ou ).
Repère l’unique ligne où « ? » vaut F. Sur cette ligne, quelle proposition est vraie (la prémisse) et laquelle est fausse (la conclusion) ?
« ? » vaut F seulement à la ligne : prémisse (V), conclusion (F). C’est donc — réponse (A). (Cette fois la direction est , l’inverse de l’exercice S.7 du socle : c’est toujours la ligne fausse qui tranche.)
La table aura 5 lignes et une colonne par proposition. Pour (b), nie et applique De Morgan : .
Les deux colonnes valent F uniquement sur la ligne , et V sur les trois autres : elles sont identiques, donc .
: « nier une implication », c’est affirmer l’hypothèse et nier la conclusion.
Une table de vérité tranche à coup sûr : tautologie = colonne finale tout V, contradiction = tout F. Pour (b), regarde ce que représente par rapport à .
- Tautologie.
- Contradiction.
- Tautologie : est la contraposée de , donc les deux membres sont équivalents et l’implication est toujours vraie.
- Contingence : fausse pour (l’hypothèse est vraie, la conclusion fausse), vraie ailleurs.
Traduis en français pour juger de sa vérité.
Dans (b), un même doit convenir pour tous les .
Pour la négation, n’oublie pas de nier l’égalité.
Vraie : pour donné, prends ; alors . Cette proposition dit que tout nombre réel a un opposé.
« Il existe un réel tel que, pour tout , . » Fausse : un fixé ne peut annuler que pour le seul , pas pour tous.
(« il existe un que aucun n’annule »).
Montre membre de gauche membre de droite, en traduisant par « et », par « ou ».
Teste sur de petits ensembles.
(distributivité du « et » sur le « ou »).
Fausse. Contre-exemple : , , . Alors , donc ; tandis que , , dont l’intersection est . L’identité correcte est .
Retourne à la théorie du cours : Réciproque, contraposée, équivalence et Outil : table de vérité.
Question à te poser.
Les deux membres de l’équivalence ont-elles la même colonne finale?
(a) Vraie : c’est le lien implication / contraposée.
| V | V | F | F | V | V |
| V | F | F | V | F | F |
| F | V | V | F | V | V |
| F | F | V | V | V | V |
Les deux dernières colonnes sont identiques ligne à ligne : l’équivalence est vraie.
(b) Fausse : à la ligne , vaut F tandis que vaut V — c’est la réciproque, pas équivalente.
| V | V | V | V |
| V | F | F | V |
| F | V | V | F |
| F | F | V | V |
Aux lignes 2 et 3, les colonnes diffèrent : l’équivalence est fausse.
Prendre une coïncidence sur une ligne pour une équivalence (il faut toutes les lignes) ; oublier qu’une seule ligne de différence réfute.
Retourne à la théorie du cours : Formaliser l’inclusion et Opérations sur les ensembles.
Question à te poser.
« Être dans » se note . Une relation entre ensembles se lit comme un énoncé « pour tout élément … ». Que dit-elle de la position des disques dans le diagramme de Venn ?
(a) — le disque est entièrement contenu dans .
(b) — les disques et ne se recouvrent pas (disjoints).
Écrire une égalité d’ensembles là où il faut une implication (inclusion) ; confondre (disjoints) et (inclus).
Retourne à la théorie du cours : Opérations sur les ensembles et Comment combiner des propositions ? Connecteurs logiques.
Question à te poser.
Comment traduire en français avec un connecteur logique? Comment traduire l’union avec un connecteur logique? etc.
- .
- .
- .
Traduire par « et » ; oublier le non du complément ou du « ».
Retourne à la théorie du cours : Quantificateurs imbriqués et Portée des quantificateurs.
Question à te poser
Dans quel ordre est-ce que je choisis mes nombres — et le second a-t-il le droit de dépendre du premier ?
- Si je lis : on me donne d’abord, puis je cherche un adapté. Ai-je le droit de changer de quand change ?
- Si je lis : je dois annoncer mon avant de voir les . Un seul et même peut-il convenir à tous les à la fois ?
(a)
- : « Quel que soit le naturel choisi, il en existe un plus grand. » Vrai (prendre , qui dépend de ).
- : « Il existe un naturel plus grand que tous les naturels. » Faux : ce devrait notamment être plus grand que lui-même, et de toute façon le dépasse. Il n’y a pas de plus grand naturel.
(b)
- : « Tout naturel peut être complété à . » Faux dans : pour , il faudrait , qui n’est pas un naturel.
- : « Il existe un naturel qui, ajouté à n’importe quel naturel, donne toujours . » Faux (il faudrait pour et pour ).
(c)
- : « Tout naturel est pair ou impair. » Vrai.
- : « Ou bien tous les naturels sont pairs, ou bien tous sont impairs. » Faux ( contredit la première, la seconde).
(d)
- : « Il existe un naturel à la fois pair et impair. » Faux (impossible pour un même nombre).
- : « Il existe un naturel pair, et il existe un naturel impair. » Vrai (par exemple et : ce ne sont pas les mêmes).
Permuter des quantificateurs change une proposition : autorise un différent pour chaque , alors que exige un seul valable partout. En (a), c’est toute la différence entre « il y a toujours un naturel plus grand qu’un autre » (vrai) et « il y a un naturel plus grand grand que tous les autres» (faux).
Et surveille les parenthèses : dans (c) et (d), le même symbole placé à l’intérieur ou à l’extérieur change complètement l’énoncé.
Footnotes
Le symbole est une lettre grecque, la troisième dans l’ordre alphabétique et se prononce “gamma”.↩︎
Qui est relatif à la photosynthèse, le processus biologique par lequel les organismes vivants verts (plantes, algues et certaines bactéries) convertissent l’énergie lumineuse en énergie chimique.↩︎
Organisme capable de produire de la matière organique à partir de matière inorganique.↩︎
Qui a de la fièvre.↩︎